25 septembre 2012

La semaine de la Rim à Paris: Une histoire qui ne se justifie pas

Dans les semaines, voire les mois à venir, notre pays honorera son rendez-vous annuel dans la capitale française, à l’occasion de la troisième édition de la Semaine de la Mauritanie à Paris.

À un moment aussi déterminant de l’histoire du tourisme en Mauritanie, cet événement semble revêtir une importance particulière, tant par les défis qu’il est appelé à relever que par les immenses attentes auxquelles il devrait, à tout le moins, apporter une lueur d’espoir.

Nul ne l’ignore : en 2012, le tourisme mauritanien est quasiment à l’arrêt, malgré une amélioration jugée encourageante de la situation sécuritaire nationale et des conditions de voyage, devenues plus ou moins acceptables.

Face à cette évolution positive, nombreux étaient ceux qui avaient plaidé pour une réaction des autorités en charge du tourisme, notamment à travers la mise en œuvre d’une politique de communication adaptée, susceptible de restaurer progressivement l’image du pays auprès des visiteurs étrangers.

Mais entre mai 2011 et septembre 2012, le temps a fait son œuvre et les circonstances ont considérablement évolué. La crise malienne, qui renforce les inquiétudes liées à la menace terroriste à nos frontières, les bouleversements politiques dans le monde arabo-musulman, les effets dissuasifs de la crise financière internationale ainsi que les consignes de sécurité émises par les autorités françaises ont profondément modifié la donne.

L’ensemble de ces facteurs a progressivement relégué au passé cette période où une simple stratégie de communication pouvait encore sembler suffisante pour inverser la tendance. Désormais, les obstacles auxquels se heurte le tourisme mauritanien dépassent largement la seule question de son image à l’étranger.

Il va sans dire qu’une approche prudente et réaliste commande de ne pas ignorer ces différents facteurs de dissuasion pour maintenir, sans réévaluation préalable, un événement dont l’un des objectifs affichés est précisément de relancer le tourisme, notamment dans sa dimension internationale.

Nous ne cesserons de le dire et de le répéter : dans le contexte qui est celui de la Mauritanie en 2012, la priorité du secteur touristique est loin de résider dans une simple escapade à Paris, fût-elle destinée à convaincre les autorités françaises de revoir leurs consignes de sécurité concernant notre pays.

L’enjeu est autrement plus profond. Il réside dans la nécessité d’adopter une démarche intégrée, cohérente et concertée, prenant en compte l’ensemble des paramètres qui conditionnent le développement du tourisme mauritanien : la sécurité, les infrastructures, les transports, l’accueil, la promotion du patrimoine, la qualité des services et, surtout, la capacité du pays à construire une offre touristique durable.

À mon sens, une telle démarche devrait commencer par un retour vers soi. La question fondamentale serait alors la suivante : comment, à partir de nos propres ressources, de nos réalités et de nos potentialités, pouvons-nous poser les fondements d’un tourisme mauritanien viable et durable ?

Autrement dit, avant de chercher à attirer le monde vers la Mauritanie, ne devrions-nous pas commencer par donner aux Mauritaniens eux-mêmes les moyens de découvrir leur propre pays ?

Le tourisme intérieur, ou tourisme domestique, pourrait constituer un premier levier de cette relance. En encourageant les citoyens à visiter les sites naturels, historiques et culturels de leur pays, nous contribuerions non seulement à stimuler l’activité économique locale, mais également à renforcer le sentiment d’appartenance nationale et la connaissance de notre patrimoine.

Une telle orientation permettrait aussi de soutenir les opérateurs touristiques nationaux, de maintenir certaines activités en période de faible fréquentation étrangère et de développer progressivement les compétences nécessaires à l’émergence d’une véritable industrie touristique.

Bien entendu, le tourisme intérieur ne saurait, à lui seul, résoudre toutes les difficultés du secteur. Il ne doit pas davantage être conçu comme une alternative définitive au tourisme international. Il pourrait plutôt constituer une étape stratégique, un socle sur lequel bâtir une politique touristique plus solide, moins dépendante des aléas géopolitiques et des perceptions extérieures.

Car il serait paradoxal de vouloir convaincre les étrangers de venir découvrir un pays dont les propres citoyens ne disposent pas toujours des moyens, des occasions ou des infrastructures nécessaires pour en explorer les richesses.

Le véritable défi consiste donc à construire, de l’intérieur, les conditions d’un tourisme attractif, accessible et durable. Un tourisme capable de valoriser nos paysages, nos villes historiques, nos traditions, notre diversité culturelle et l’hospitalité de nos populations, tout en créant des emplois et des opportunités économiques au bénéfice des communautés locales.

C’est à partir de cette dynamique intérieure que la promotion internationale pourrait progressivement retrouver toute sa pertinence. Car un pays qui apprend à valoriser son patrimoine auprès de ses propres citoyens se donne également les moyens de mieux le présenter au reste du monde.

Le tourisme mauritanien a-t-il donc besoin, dans l’immédiat, d’un détour par Paris ou d’un véritable retour vers soi ?

La question mérite d’être posée. Elle ne remet pas nécessairement en cause l’utilité des rencontres internationales, mais invite à réfléchir à leur place dans une stratégie nationale cohérente, fondée sur les réalités du pays et hiérarchisant ses priorités.

Avant de vendre une destination, encore faut-il savoir ce que l’on veut en faire. Avant de solliciter le regard des autres, il faut apprendre à regarder chez soi. Et avant de chercher à séduire le monde, il convient de donner à ses propres citoyens les moyens de découvrir, d’apprécier et de faire vivre les richesses de leur pays.

Pour le moment, mieux vaut donc miser sur le tourisme intérieur : non pas comme un repli sur soi, mais comme le point de départ d’une ambition touristique nationale.

C’est peut-être là que réside le véritable commencement de la relance du tourisme mauritanien.

08 août 2012

« Ligha’a ma’a cha’ab » 2012 du point de vue tourisme ?

« Ligha’a ma’a cha’ab », version 2012, est bien terminée. Le temps est désormais aux points de vue et autres interprétations de tout bord. Et chacun y va de ce qui l’intéresse. Auteur d’une publication à la veille de cette ultime rencontre d’Atar sous le titre « Tourisme en Mauritanie, Excellence Mr. le président, je vous écris cette lettre », il m’échoit aussi de revenir sur cette rencontre afin d’y voir ce qu’il en est exactement du point de vue touristique.
En effet, si dans une de mes publications titrée « ligha ma’a cha’ab 2012: Ould Abdel Aziz, un président assagi ? », j’avais eu à dire que « l’édition 2012 s’apparente mieux à une occasion pour le président de s’excuser des offenses commises à l’égard des hommes d’affaires de cette région juste après sa prise de pouvoir en 2009 qu’à un souci d’apporter une vraie réponse aux vrais problèmes de la région. », cette vérité reste encore plus patente quand il s’agit du tourisme.
Toutefois, au-delà des décisions occultes qui pourraient être entreprises par-ci par-là, qu’est-ce que la réalité crue de cette rencontre nous a permis d’espérer du point de vue touristique ? Autrement dit, la rencontre d’Atar a-t-elle été vraiment au rendez-vous du point de vue touristique ? Quelles sont les mesures prises par son excellence dans ce cadre ?
Rappel
Quand j’apprenais, il ya de cela quelques semaines, le voyage que devrait effectuer Ould Abdel Aziz à Atar, ma joie était sans limite. Car, à mes yeux, Atar symbolise le tourisme et partant une activité à laquelle a dépendu pendant presqu’une décennie la vie des milliers de gens mais qui a malheureusement souffert du manque d’attention de hautes autorités.
S’il est inutile de rappeler ce qu’a eu comme effets cette situation contradictoire à plus d’un niveau, à notre sens, Atar la touristique devenue Atar la répudiée allait devenir Atar la solution avec cette visite.
Mais hélas.
De cette « Ligha’a ma’a cha’ab » version 2012, du point de vue touristique, le président, avec un air mi-figue mi-raisin, a plutôt joué sur les mots à travers une déclaration à emporte-pièce mais qui semble résumer tout. Cette déclaration selon laquelle leur « présence à Atar fait partie des solutions aux problèmes du tourisme », si elle n’est pas spontanée, d’une part est révélatrice d’une recommandation explicite à recourir au tourisme interne qui n’est par essence que cette forme de tourisme qui « comprend les activités d’un visiteur résident dans les limites du pays de référence, dans le cadre d’un voyage de tourisme interne ou d’un voyage du tourisme émetteur ».
Mais d’autre part, elle révèle que l’ironie est devenue un moyen de fuir ses responsabilités surtout quand il s’agit du tourisme réduit ces dernières années à moins que rien surtout quand il s’agit de sa version internationale.
Grosso modo, si ce n’est espoir, « ligha ma’a cha’ab 2012 » a laissé les passionnés du tourisme sur leur faim.
La vérité est que le boss semblait manquer de tout. Ni chiffres, ni idées réalisables et à court d’idées en matière de tourisme, il fait incessamment recours aux raccourcis sous forme d’ironie.
Voilà qu’en laps de temps, tout un rendez-vous fut manqué. Ce qui est évident, ce que ni les autorités compétentes, ni les associations dans le domaine du tourisme, ni la fédération, ni, non plus les initiatives individuelles n’ont véritablement joué le jeu.
Cette débâcle a révélé que le tourisme mauritanien manque drastiquement d’hommes et femmes de conviction, organisés ou non en lobby ou autres groupes de pression sensés défendre ses intérêts.   
En conséquence là où il fallait s’attendre à ce qu’Aziz annonce que le tourisme dans sa version faisable soit l’objet d’une attention politique particulière, nous nous sommes retrouvés face à un père de famille qui fait la morale à un enfant à base des calmants étiquetés « espoir ».
Ainsi est le destin du tourisme en Mauritanie. Triste destin.

07 août 2012

LIGHA’A MA’A CHA’AB 2012: OULD ABDEL AZIZ, UN PRESIDENT ASSAGI ?

Dans la soirée du 05 Août 2012, Ould Abdel Aziz célébrait à Atar, à l’occasion de sa fameuse « ligha ma’a chaab » la troisième année de son accession au pouvoir en Mauritanie.

Contrairement aux deux précédentes sorties, la « ligha ma’a chaab » de cette année a l’originalité d’être tenue à Atar, la ville de Ould Taya mais aussi la capitale touristique de la Mauritanie.

C'est, à dire qu’au-delà de la politique politicienne, l’évènement devrait avoir le mérite d’être à la hauteur des attentes immenses dans ce coin de la Mauritanie.

Mais hélas. La « ligha ma’a chaab » de cette année s’apparentait mieux à une occasion pour le président de s’excuser des offenses commises à l’égard des hommes d’affaires de cette région juste après sa prise de pouvoir en 2009 qu’à un souci d’apporter une vraie réponse aux problèmes de la région.

A Atar, ce n’est pas le Aziz que l’on connait d’habitude qui était face au peuple. Mais un Aziz assagi dans sa façon de parler, un Aziz, nouvel amateur de la langue des bois qu’il répugnait pourtant autrefois.  

Bien que les phrases qu’il a « parcœurisées »  du type « n’est esclave que celui qui le veut », « nous ne sommes pas en guerre contre Alqaida » restent encore une partie non-négligeable de son dico perso, Ould Abdel Aziz a acquis plus d’expérience qu’autrefois. Il ne conteste plus, il minimise. Il ne particularise plus mais généralise.

Aussi, cet homme qui avait du mal à accueillir par le sourire est désormais friand d’éclats de rire. Et cerise sur le gâteau, la posture par laquelle il a clos la soirée rappelle qu’en Mauritanie aussi, on peut avoir notre Steve Job national à la tête du pays.

Enfin de compte, faut-il résumer que la « ligha ma’a chaab » de 2012, introduit une nouvelle ère dans la gouvernance de Ould Abdel Aziz ?

Rien n’est moins sûr mais attendons et voyons…………… 

04 août 2012

Tourisme en Mauritanie, Excellence Mr. le président, je vous écris cette lettre

Excellence Monsieur le Président,

Demain, 5 août 2012, vous vous adresserez, pour la troisième année consécutive, au peuple mauritanien, à l’occasion de la célébration du troisième anniversaire de votre accession au pouvoir. Ce rendez-vous annuel constitue non seulement une occasion de dresser le bilan des actions menées à la tête de l’État, mais également un moment privilégié pour apporter des éclaircissements sur certaines décisions prises au cours de votre mandat et dont les motivations demeurent encore incomprises par une partie de nos concitoyens.

Cette troisième sortie revêtira un caractère particulier. Vous aurez, une fois encore, l’occasion d’échanger directement avec le peuple, et ce, dans une région où, semble-t-il, votre popularité reste sujette à débat. S’agit-il d’une question de principe, d’une volonté de proximité avec les populations ou d’un simple calcul politique dans la mise en œuvre de vos promesses de campagne ?

Seule l’histoire permettra, peut-être, d’apporter une réponse définitive à cette interrogation. Mais, d’ores et déjà, il convient de souligner que la portée et la réussite de cette visite à Atar dépendront largement de la capacité à dépasser les considérations partisanes pour s’attaquer aux préoccupations réelles des populations.

En effet, bien plus qu’une occasion de priver l’opposition de l’une de ses éventuelles ressources politiques, cette sortie présidentielle devrait être l’occasion de responsabiliser chaque Mauritanien, en le reconnaissant pleinement dans son rôle de citoyen, indépendamment de ses appartenances politiques ou de ses convictions partisanes.

Elle devrait également permettre de mettre en lumière les activités socio-économiques qui font vivre nos concitoyens, même lorsqu’elles ne concernent qu’une partie limitée de la population. Car gouverner, c’est aussi savoir reconnaître les secteurs d’activité les plus fragilisés, écouter ceux qui en dépendent et prendre la mesure des conséquences humaines et économiques de leur déclin.

À cet égard, plusieurs questions méritent d’être posées : combien de Mauritaniens vivent directement ou indirectement du tourisme ? Combien de touristes notre pays accueille-t-il chaque année ? À combien s’élèvent les recettes annuelles générées par ce secteur ? Et surtout, quelles mesures concrètes sont envisagées pour permettre au tourisme de retrouver sa place dans l’économie nationale ?

Excellence, si les réponses à ces questions ne peuvent aujourd’hui être formulées qu’à travers des estimations approximatives, il n’est certainement pas nécessaire de vous rappeler que la ville dans laquelle vous vous trouvez est l’une des destinations touristiques les plus emblématiques de la Mauritanie.

Atar, capitale de l’Adrar, fut longtemps l’une des portes d’entrée privilégiées du tourisme international en Mauritanie.

C’est ici que, pendant des années, des vols directs en provenance de Paris acheminaient des visiteurs venus découvrir les paysages, le patrimoine historique et les richesses culturelles de notre pays. C’est également ici que de nombreux Mauritaniens avaient trouvé une nouvelle destination professionnelle et économique, à une époque où les difficultés rencontrées ailleurs les poussaient à chercher de nouvelles perspectives.

À Atar, les perspectives de développement semblaient alors prometteuses et susceptibles de s’inscrire dans la durée. Le tourisme n’était pas seulement une activité économique parmi d’autres : il représentait un véritable espoir d’émergence, une source d’emplois et un moteur de développement local. Avec Atar, l’ambition de faire du tourisme un secteur porteur pour l’économie mauritanienne semblait pouvoir devenir réalité.

Mais aujourd’hui, Excellence, cette réalité appartient largement au passé.

C’est aussi de cette ville que viennent nombre de Mauritaniens qui ont tout perdu à la suite de l’effondrement de l’activité touristique. Derrière le recul de la fréquentation se cachent des emplois disparus, des investissements compromis, des entreprises fragilisées et des familles privées de leurs principales sources de revenus.

Atar, autrefois si vivante au rythme des saisons touristiques, semble désormais réduite à l’ombre de ce qu’elle fut. La ville qui incarnait une promesse de développement devient progressivement, depuis 2007, une destination que l’on évoque avec hésitation, presque avec appréhension. L’activité économique s’essouffle, les perspectives se rétrécissent et, pour beaucoup de ses habitants, l’avenir paraît de plus en plus incertain.

Tout semble ici annoncer le déclin, comme si la ville avait perdu jusqu’au droit d’espérer.

C’est précisément dans ce contexte que votre visite présidentielle prend tout son sens.

Au-delà des discours, des cérémonies et des échanges politiques, elle offre l’occasion de remettre au centre du débat une activité essentielle à la vie économique d’Atar : le tourisme.

Il ne s’agit pas simplement d’évoquer les difficultés du secteur, mais de reconnaître leur ampleur, de mesurer leurs conséquences et d’engager une réflexion sérieuse sur les moyens de leur apporter des réponses durables.

Le tourisme intérieur, notamment, mérite une attention particulière. Son développement pourrait constituer une première étape dans la reconquête touristique de l’Adrar. Il ne suppose pas nécessairement, dans l’immédiat, le retour massif des visiteurs étrangers, mais requiert une volonté politique affirmée, une organisation adaptée, la valorisation du patrimoine local et des mesures susceptibles d'encourager les Mauritaniens à découvrir leur propre pays.

À cet égard, une impulsion présidentielle pourrait contribuer à mobiliser les acteurs concernés, à encourager les initiatives nationales et à inscrire le tourisme intérieur parmi les priorités de développement économique et territorial.

Une recommandation forte de votre part, accompagnée de mesures concrètes et d’un suivi effectif, pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives à une ville dont les potentialités touristiques demeurent considérables.

Excellence Monsieur le Président, la réussite de votre visite à Atar ne devrait donc pas seulement se mesurer à la mobilisation populaire qu’elle suscitera ni à l’écho politique qu’elle rencontrera. Elle devrait également s’apprécier à l’aune des réponses apportées aux préoccupations économiques et sociales des populations.

Car une visite présidentielle prend toute sa valeur lorsqu’elle permet de transformer les attentes en engagements, les engagements en décisions et les décisions en améliorations concrètes dans la vie des citoyens.

Atar ne demande pas seulement à être visitée. Elle demande à être comprise, considérée et remise sur la voie du développement.

En définitive, la relance du tourisme à Atar pourrait constituer l’un des objectifs, peut-être moins visibles mais particulièrement importants, de votre déplacement. Encore faudrait-il que cette ambition dépasse le cadre des intentions pour se traduire par une véritable volonté d’action.

L’histoire retiendra les discours prononcés à l’occasion de cette visite. Mais les populations, elles, retiendront surtout ce qui aura changé après votre départ.

C’est à cette aune que se mesurera la portée véritable de votre sortie à Atar.

28 janvier 2012

Tourisme en Mauritanie : Ce qui doit nous inspirer le festival des villes anciennes

Le 4 février 2012, la ville d’Ouadane s’apprête à rayonner aux couleurs de la deuxième édition du Festival des villes anciennes. Depuis plusieurs mois déjà, des voyagistes et des particuliers, notamment français, ont annoncé leur participation à cet événement. À Nouakchott, le festival anime également les conversations dans certains cercles privilégiés. Autant de signes qui témoignent de l’intérêt suscité par cette manifestation, laquelle, après une première édition organisée à Chinguetti l’année précédente, entend inscrire son action dans la durée.

Mais au-delà de cet engouement, qui peut sembler naturel dans un pays où le tourisme peine encore à s’imposer comme un secteur économique structuré, que nous inspire réellement cette deuxième édition du Festival des villes anciennes, particulièrement sous l’angle de la relance touristique ?

Notre administration nationale du tourisme saura-t-elle enfin y puiser l’inspiration qu’elle semble chercher depuis si longtemps ? Autrement dit, l’événementiel finira-t-il par occuper une place centrale dans une véritable stratégie de redynamisation du tourisme mauritanien ?

Lorsqu’il s’agit de notre administration nationale du tourisme, même le futurologue le plus averti aurait bien du mal à anticiper la moindre initiative concrète, tant le risque du statu quo semble omniprésent. Le manque de volonté, la faiblesse des idées adaptées à nos réalités et l’insuffisance des moyens disponibles paraissent se conjuguer pour entretenir l’immobilisme. À cela s’ajoute la difficulté persistante du département ministériel concerné à convaincre les plus hautes autorités de lui accorder les ressources nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Pourtant, quelles que soient les difficultés rencontrées, l’engouement suscité par le Festival des villes anciennes vient conforter une conviction que nous défendons depuis longtemps : pour promouvoir une destination, il faut savoir communiquer, faire parler d’elle et créer l’événement.

Il ne s’agit pas de faire du bruit pour le simple plaisir d’attirer l’attention, mais de provoquer une dynamique, de susciter la curiosité, de mobiliser les acteurs et, surtout, de donner aux visiteurs potentiels des raisons concrètes de s’intéresser à notre pays.

Car chacun sait que la crainte du terrorisme, alimentée par les perceptions sécuritaires défavorables associées à la région sahélo-saharienne, demeure l’un des principaux obstacles à la reprise de l’activité touristique en Mauritanie. Dans ce contexte, le rétablissement de l’image du pays constitue un enjeu majeur.

Il convient certes de reconnaître les efforts consentis par notre pays dans la lutte contre le terrorisme. Mais ces efforts, aussi importants soient-ils, ne produisent pas nécessairement leurs effets sur l’image internationale de la Mauritanie s’ils ne sont pas accompagnés d’une communication cohérente, visible et durable.

À l'époque, nous considérions que notre pays présentait des conditions de sécurité encourageantes à l'échelle régionale. Les touristes qui choisissaient malgré tout de nous rendre visite pouvaient, à travers leur expérience, se faire leur propre opinion de la réalité du terrain. Encore fallait-il leur donner l'occasion de venir, de découvrir le pays et de partager leur expérience.

C'est précisément là que réside l'intérêt du Festival des villes anciennes.

Une manifestation de cette nature permet de faire connaître une destination autrement que par les discours officiels. Elle donne à voir des paysages, un patrimoine, des traditions et des populations. Elle transforme une promesse touristique abstraite en une expérience concrète, vécue et susceptible d'être racontée.

On aura beau répéter que la Mauritanie est un pays stable et accueillant, il sera difficile de modifier durablement les perceptions si ces affirmations ne sont pas accompagnées d'initiatives permettant aux visiteurs de découvrir eux-mêmes les réalités du pays.

La meilleure communication touristique est encore celle qui donne à voir, à vivre et à raconter.

À cet égard, le Festival des villes anciennes offre une illustration intéressante du rôle que peut jouer l'événementiel dans la promotion touristique. En attirant l'attention sur Ouadane, il contribue à remettre cette ville historique sur la carte des destinations à découvrir. Il crée un rendez-vous, mobilise des visiteurs et offre une occasion de valoriser un patrimoine qui, en dehors de telles manifestations, risque de demeurer insuffisamment connu.

Pourquoi ne pas s'inspirer de cette dynamique pour concevoir d'autres initiatives adaptées aux potentialités de notre pays ?

Les idées ne devraient pourtant pas manquer. Un salon du tourisme organisé en Mauritanie, avec la participation de voyagistes soigneusement ciblés, pourrait constituer un cadre de rencontre entre les professionnels nationaux et les opérateurs internationaux. Une journée consacrée à la diversité culturelle mauritanienne pourrait également offrir à nos concitoyens l'occasion de découvrir les richesses des différentes régions du pays.

Des circuits thématiques, des manifestations culturelles, des rencontres autour du patrimoine historique ou encore des campagnes de découverte du tourisme intérieur pourraient progressivement contribuer à faire émerger une véritable culture touristique nationale.

L'essentiel serait de concevoir ces initiatives non comme des manifestations isolées, mais comme les composantes d'une stratégie cohérente, assortie d'objectifs précis, d'un calendrier réaliste et d'un mécanisme d'évaluation.

Car faire du bruit est une chose ; transformer ce bruit en fréquentation touristique, en retombées économiques et en emplois durables en est une autre.

Pour y parvenir, il faudra certes des ressources, mais surtout de la volonté, de l'imagination et de la persévérance. Il faudra accepter de commencer avec les moyens disponibles, de nouer des partenariats adaptés et de privilégier les actions dont les résultats peuvent être mesurés. La recherche de moyens importants ne devrait pas devenir une condition préalable à toute initiative, au risque de condamner le secteur à attendre indéfiniment des ressources qui tardent à venir.

L'événementiel peut ainsi constituer un levier de promotion particulièrement utile à la Mauritanie, à condition d'être pensé comme un investissement dans la visibilité du pays et non comme une simple dépense liée à l'organisation de cérémonies.

Quoi qu'il en soit, le Festival des villes anciennes a le mérite de nous rappeler une vérité essentielle : une destination ne se fait pas connaître uniquement par ses atouts ; elle doit aussi savoir les mettre en scène, les valoriser et les faire découvrir.

La question est désormais de savoir si cette leçon sera comprise par les responsables de notre politique touristique, si elle sera étudiée avec sérieux et si elle donnera lieu à des initiatives concrètes.

Car le véritable succès d'un festival ne se mesure pas seulement à l'animation qu'il suscite pendant quelques jours, mais également à sa capacité à inscrire une destination dans la durée, à attirer de nouveaux visiteurs et à stimuler l'activité économique au-delà de l'événement lui-même.

Le Festival des villes anciennes aura-t-il été le déclic attendu pour une nouvelle approche de la promotion touristique en Mauritanie ?

La leçon sera-t-elle discernée, analysée et mise en pratique ?

Attendons et voyons…

23 janvier 2012

Les jours de notre général au pouvoir sont-ils vraiment comptés ?

Les Mauritaniens ont toujours rêvé d’un État juste, développé et puissant. Jusqu’à preuve du contraire, ces aspirations demeurent aujourd’hui d’une brûlante actualité. La justice et le développement restent des objectifs auxquels nous prétendons travailler, même si, trop souvent, les discours qui les portent ne sont pas à la hauteur des actes censés les concrétiser.

Quant à la puissance, si l’on entend par là, dans le contexte mauritanien, la capacité de l’État à garantir à toutes les composantes de la nation une justice équitable, tout en affirmant sa voix et ses intérêts dans les relations internationales, force est de reconnaître, sans pour autant s’en satisfaire pleinement, que certaines étapes ont été franchies dans cette direction.

Inutile, ici, d’en dresser l’inventaire. Une chose paraît néanmoins certaine : la Mauritanie de 2011 et du début de l’année 2012 est une Mauritanie qui semble avoir appris à dire non, voire à envoyer promener ceux qui, hier encore, pouvaient prétendre lui dicter leur volonté. Est-ce une conséquence du Printemps arabe, qui a bouleversé les rapports de force dans la région, ou faut-il simplement y voir la marque d’un président qui ne semble craindre que le diable ? Peut-être un peu des deux.

Quoi qu’il en soit, chaque Mauritanien sait qu’Ould Abdel Aziz est un homme capable de frapper fort. Il sait, semble-t-il, choisir son moment et son terrain. Du moins, c’est ainsi que ses décisions peuvent être interprétées par ceux qui voient dans son style de gouvernance une volonté d’affirmation nationale.

N’est-ce pas sous son impulsion que la Mauritanie a présenté sa candidature au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2012-2013, une ambition diplomatique qui, selon certaines lectures de l’époque, aurait suscité des réserves chez notre voisin du nord ?

N’est-ce pas également au cours de cette période que les relations avec le Qatar ont donné lieu à des épisodes d’incompréhension et de tension, sur fond de divergences concernant la crise syrienne et le rôle d’Al Jazeera ? Certains observateurs ont interprété ces échanges comme une remise en cause de la diplomatie qatarie, au point que le séjour de l’émir du Qatar en Mauritanie aurait pris fin dans une atmosphère inhabituelle.

N’est-ce pas, enfin, le rapprochement avec Alger qui a alimenté les interrogations de certains analystes sur l’évolution des relations maroco-mauritaniennes ?

Autant de questions qui invitent à réfléchir à l’influence considérable de la personnalité d’un dirigeant sur sa manière de gouverner, de décider et de réagir. Car la politique n’est pas seulement affaire d’institutions, de programmes et de calculs : elle est aussi, dans une certaine mesure, affaire de tempérament, de convictions et de capacité à assumer les conséquences de ses choix.

Lorsqu’un dirigeant possède cette aptitude à décider et à prendre des risques, il peut imprimer une orientation particulière à la conduite des affaires publiques. Mais lorsque le courage politique se confond avec l’absence de mesure, l’audace risque de devenir une source de fragilité. Gouverner un pays exige donc davantage que la seule volonté de s’affirmer : il faut également savoir apprécier les limites de son pouvoir et les conséquences de ses actes.

Je n’ai nullement l’intention de faire l’éloge d’un homme nommé Aziz. Mais, si l’on veut analyser son action avec un minimum d’objectivité, il me paraît difficile de ne pas reconnaître que le courage dont il fait preuve, ou que ses partisans lui attribuent, peut être à la fois une source de gains et un facteur de risques pour la Mauritanie.

Aux uns d’interpréter ses décisions, à l’Histoire de les juger et à chacun d’assumer ses responsabilités. Quant à ceux qui souhaiteraient voir la Mauritanie reléguée au second plan, ils pourront toujours poursuivre leurs desseins. Mais les actes d’un dirigeant et les traces qu’il laisse dans la vie politique d’un pays ne disparaissent pas aussi facilement.

Aziz a fait des choix qui ont marqué son époque. Aziz n’a pas toujours semblé reculer devant l’adversité. Aziz a parfois donné l’image d’un homme qui préfère l’affrontement au compromis. Mais une question demeure : jusqu’où peut-on pousser cette logique sans finir par fragiliser ce que l’on prétend défendre ?

Car une bonne action est une chose ; sa pérennité en est une autre. La Mauritanie a peut-être besoin de l’énergie et de la détermination de son président, mais elle a surtout besoin que cette énergie s’inscrive dans une vision durable. Or, le risque de trop oser est de compromettre, par excès de confiance, les espoirs que l’on a soi-même contribué à faire naître.

Il est bon de savoir frapper quand les circonstances l’exigent. Mais frapper à tout moment, sur tous les fronts et sans mesurer les réactions possibles peut finir par desservir la cause que l’on défend. À force de multiplier les confrontations, on risque de donner le sentiment que l’on se préoccupe davantage de sa propre capacité à tenir tête aux autres que de l’intérêt supérieur de la nation.

L’histoire politique de la Mauritanie devrait pourtant nous inciter à la prudence. Notre pays a connu des ruptures institutionnelles dont les causes sont multiples et dont les conséquences ont durablement marqué la vie nationale. Les influences extérieures, les rivalités internes, les calculs des acteurs politiques et les fragilités institutionnelles ont, à différentes périodes, contribué à façonner ces événements. Il serait donc hasardeux de réduire les crises passées à une cause unique ou d’affirmer que les coups d’État ont systématiquement été fomentés de l’extérieur.

En ce début de l’année 2012, le contexte régional et international est particulièrement mouvant. Les relations avec le Maroc suscitent des interrogations ; celles avec le Qatar semblent traverser des moments de tension ; les rapports avec le Sénégal sont observés avec attention. À l’intérieur du pays, les rivalités politiques, les méfiances réciproques et les stratégies de positionnement entretiennent un climat où les apparences ne traduisent pas toujours les intentions réelles.

Les courants islamistes occupent également une place importante dans le débat public, tandis que les bouleversements du Printemps arabe ont placé de nombreux gouvernements face à des exigences nouvelles. Dans un tel environnement, la prudence n’est pas nécessairement un signe de faiblesse : elle peut être une condition de stabilité.

Tous ces éléments ne constituent pas, à eux seuls, la preuve d’un danger imminent. Ils forment néanmoins un ensemble de facteurs que tout dirigeant soucieux de la stabilité de son pays se doit d’examiner avec lucidité.

Et Aziz, mieux que quiconque, devrait savoir que nul n’est une île.

Aussi déterminé, habile ou chanceux que l’on puisse être, on demeure tributaire des circonstances, des rapports de force et de la volonté des autres acteurs. La politique est un espace où la supériorité d’aujourd’hui ne garantit nullement la victoire de demain. Il y aura toujours un adversaire plus patient, un contexte moins favorable ou un événement capable de bouleverser les équilibres les mieux établis.

Je ne lui apprendrai certainement pas non plus que la conservation du pouvoir, même lorsqu’elle repose sur une légitimité reconnue, relève d’un art complexe. Elle ne se réduit ni à la tactique ni à la capacité de vaincre ses adversaires. Elle suppose de construire des alliances, de préserver les institutions, de maintenir la confiance des citoyens et de savoir distinguer les affrontements nécessaires des confrontations inutiles.

On ne peut prétendre gouverner durablement un pays tout en s’isolant progressivement de son environnement politique, diplomatique et social. Pas davantage peut-on assurer la stabilité d’un État en faisant de l’affrontement permanent un principe de gouvernance.

L’une des règles élémentaires de la stratégie consiste à rechercher des alliés à la mesure des adversaires auxquels on choisit de se confronter. Plus on s’engage dans des rapports de force avec des acteurs influents, plus il devient nécessaire de consolider ses partenariats, de diversifier ses relations et de préserver des espaces de dialogue.

À défaut d’un équilibre parfait, il faut au moins éviter que la balance ne penche systématiquement en sa défaveur.

Cela ne signifie nullement qu’il faille renoncer à défendre les intérêts nationaux par crainte de déplaire. Une diplomatie digne de ce nom doit savoir dire non, défendre ses principes et assumer ses choix. Mais elle doit aussi savoir négocier, anticiper les réactions et transformer les désaccords en occasions de dialogue plutôt qu’en antagonismes durables.

Le courage politique est une qualité ; la sagesse consiste à savoir jusqu’où le pousser.

Car la véritable puissance d’un État ne se mesure pas seulement à sa capacité à tenir tête aux autres. Elle se mesure également à sa faculté de préserver sa stabilité, de garantir la justice à ses citoyens, de développer son économie et de nouer des relations extérieures qui servent durablement ses intérêts.

Au fond, la question n’est pas de savoir si Aziz doit avoir peur. Elle est plutôt de savoir si la Mauritanie peut se permettre que l’audace de son dirigeant ne soit pas constamment accompagnée de discernement, de prudence et d’une vision à long terme.

L’Histoire ne retient pas uniquement ceux qui ont osé. Elle retient aussi ceux qui ont su transformer leur audace en acquis durables.

Et c’est peut-être là, pour Aziz comme pour la Mauritanie, le véritable défi.

17 janvier 2012

La face cachée du festival de villes anciennes…

Au début du mois de février prochain, nous serons au grand rendez-vous annuel des villes anciennes. Après Chinguetti, l’année passée c’est au tour d’Ouadane d’être à l’honneur à l’occasion de cette seconde édition du festival ; une autre manière de faire revivre ces villes anciennes, depuis longtemps confrontées à l’usure du temps face, en une certaine manière, au désintérêt de l’homme au point que la réalité crue des temps qu’il fait là, force à la contemplation d’un amas dunaire de pierres posés ici et là.

Pendant des décennies, nos villes anciennes, à part le simple fait qu’elles ont servi de fond de commerce à quelques opportunistes de premier abord, ont drastiquement manqué de tout ce qu’elles méritent, une espèce d’incarnation à la photocopieuse de cette Mauritanie qui laisse tout en désuétude, et croyez-moi, même sa propre Histoire.

Si, alors, ce festival s’inscrit dans un ensemble intégré d’une stratégie générale qui consiste, entre autres, à faire revivre et dynamiser la culture mauritanienne dans sa diversité, il y a, franchement, lieu de se réjouir. Si c’est une des actions à bâtons rompus dont nos politiques nous ont habitués, impossible de ne pas y voir un calcul politicien dont le seul mot d’ordre restera le buzz médiatique dans la finalité de se faire un nom et rester sur place…

Pourtant s’il faudra se remettre aux ouï-dire d’ici et là, madame la ministre de la culture, puisque c’est de son département qu’il s’agit, dispose d’un plan d’action qui est, sur le plan culturel, digne d’un « programme électoral ». Ce qui ne peut pas tout justifier pourtant.

Éléments d’explication.

Un festival est une démarche de promotion et une démarche de promotion pourrait être, pour une institution publique comme le ministère en charge de la culture, une imposture si elle ne suit pas un acte quelconque de préservation voire d’enrichissement prouvé. Malheureusement, l’état de la culture en Mauritanie plaide dans ce sens aujourd’hui. Les guides et autres promoteurs artisanaux en savent quelque chose.

Et là où nous nous attendons logiquement à un complexe culturel digne de ce nom composé d’une bibliothèque nationale moderne, d’un conservatoire de musique, d’un centre d’initiation aux arts et métiers locaux, d’un espace d’animation culturelle et au cas échéant des centres culturels et musées thématiques partout dans les grandes villes de Mauritanie, nous nous sommes retrouvés dans l’accomplissement des responsabilités qui semblent plutôt relever du domaine de compétence du ministère en charge du tourisme, devenu en quelque sorte et théoriquement, un secrétariat de son homologue de la culture.

Présage d’un ministère d’état chargé de la culture, de l’artisanat et du tourisme coiffé par Mme Cissé ?

On ne saura encore dire cela. Mais une chose est sûre par le tonus que donne le festival de villes anciennes à l’activité touristique en Mauritanie, ce secteur a de fortes chances de sortir du marasme dans lequel, il semble être cantonné depuis belle lurette et que le ministère à qui relève sa responsabilité a eu du mal à comprendre et solutionner.

Une autre manière de dire que le festival de villes anciennes est plus touristique que culturel ? Et où doit bien se cacher O/ Daramane au point que son département devienne sous son œil contemplateur une espèce de direction du ministère de la culture ?